Au début: Les politiciens découvrent une nouvelle compétence : se transformer en voyants d’avenir. Une vague surnaturelle semble avoir envahi l’hémicycle.
Un vent d’inédit souffle sur le monde politique français. Après avoir constaté leur incapacité à anticiper les conséquences de leurs actions, nos dirigeants tentent une approche nouvelle : se transformer en voyants d’avenir. Finis l’économie, les relations internationales et le droit, l’avenir de la France est maintenant entre les mains de ces modernes Nostradamus en cravate.
« Nous pensons que c’est une approche novatrice, » déclare le député Jacques de La Clairvoyance, membre du tout nouveau bureau des Affaires Extra-Sensorielles. « Au lieu de se fier à des experts, qui se trompent souvent, nous allons désormais utiliser nos boules de cristal et nos cartes de tarot pour guider notre nation vers un avenir prospère. » Le député a refusé de commenter les rumeurs selon lesquelles il aurait planifié ses prochaines vacances sur la base d’un horoscope du magazine « Chat Chelou ».
Malgré le scepticisme initial, cette technique semble faire des adeptes. Le sénateur Marguerite du Futur a même récemment soumis une proposition de loi basée sur une vision qu’elle a eue après une séance de spiritisme intense. « J’ai vu une France couverte de béton, avec des routes partout, des gratte-ciels dans chaque ville et des usines dans chaque village. C’est une vision terrifiante, mais c’est aussi une opportunité. Nous devrions investir dans le béton. C’est l’avenir. »
Parmi les propositions phares du sénateur, on trouve l’installation de distributeurs de béton dans chaque commune de plus de 50 habitants, une mesure qui n’est pas sans susciter une certaine controverse. « C’est tout simplement ridicule, » commente l’économiste Jean-Paul Beton, « A ce rythme, nous allons épuiser toutes nos ressources en granulats en quelques années. »
Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : le monde politique français a définitivement entré dans une nouvelle ère. Et comme l’a si bien résumé le Premier-ministre lors de la dernière séance à l’Assemblée : « Des prévisions économiques aux prédictions de madame Irma, il n’y a qu’un pas. Et nous avons décidé de le franchir. »









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