Au cœur d’un univers absurde, l’administration se transforme en énigme kafkaïenne déroutante, où l’irrationnel supplante la logique.
Dans l’étrange méandre de nos bureaucraties, le Bureau des Ombres semble se distinguer par son caractère particulièrement absurde et déconcertant. Tel un paysage issu de l’imaginaire de Franz Kafka, cette mystérieuse entité administrative se caractérise par son fonctionnement chaotique et incompréhensible.
Le Bureau des Ombres, d’apparence anodine, donne l’impression d’être plongé dans un incessant tourbillon de paperasserie. Les documents y disparaissent et réapparaissent sans raison apparente. Les dossiers transitent d’un service à un autre, sans qu’aucun chemin rationnel ne soit suivi. Tantôt gérés par le service des archives sans date, tantôt envoyés au département des futures requêtes, ils semblent vivre une vie propre, indépendante de tout contrôle humain.
Ces dédales bureaucratiques frustrants et kafkaïens, où la logique humaine semble suspendue, entraînent une effarante inefficacité. À chaque étape, chaque interaction, l’absurdité règne. « J’ai posté un formulaire de demande de renouvellement de passeport il y a six mois, et j’ai reçu une réponse du bureau des permis de pêche en zone montagneuse », déplore un citoyen, M. Dupont, visiblement désemparé.
L’extravagante ironie de cette situation, c’est que le Bureau des Ombres est censé superviser et coordonner l’ensemble des activités administratives. Son nom, s’il peut paraître inquiétant, est en fait censé symboliser la clairvoyance et la vigilance de l’administration. « Nous sommes l’ombre qui veille sur le bon fonctionnement de tout », avait un jour déclaré son créateur, M. X, dont le nom a été curieusement effacé des archives.
Ainsi, en dépit de toute logique et de toute raison, le Bureau des Ombres continue d’exercer ses activités dans un enchevêtrement kafkaïen de règles et de procédures incompréhensibles. Il semble que pour comprendre cette mystérieuse entité administrative, l’unique option soit de s’abandonner à l’absurdité et d’accepter que, dans cet étrange univers, l’irrationnel ait remplacé le rationnel.









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