Décidément, même nos passions les plus innocentes ne sont pas à l’abri de l’inféodation à l’actualité. Tragédie digne d’une tragédie shakespearienne au Club de Pétanque de Saint-Gérold !
Saint-Gérold, petit village de 500 habitants, est connu pour sa tranquillité, ses belles maisons avec des toits en paille et surtout, son prestigieux Club de Pétanque. Sa réputation pourrait pourtant être ruinée par une affaire insolite qui secoue la petite communauté : la crise de la châtaigne.
Tout a commencé lorsque Eustache, le secrétaire du Club de Pétanque, a décidé de remplacer, lors des fameux tournois du dimanche, les traditionnelles cochonnets de buis par des châtaignes ramassées dans les bois environnants. « C’est économique, écolo et ça donne une petite saveur locale à nos matchs » a-t-il déclaré lors de la dernière Assemblée Générale du Club. Tout semblait se passer pour le mieux jusqu’à ce que Hubert, le champion local, se plaigne de l’inconstance de ces nouveaux cochonnets.
« Je ne comprends pas ce qui se passe ! », s’exclame Hubert, « Un coup, ils sont trop lourds, une autre fois, ils sont trop légers. Et puis, ils ont cette fâcheuse tendance à éclater lorsqu’ils sont trop frappés. Ce n’est plus de la pétanque, mais de la loterie ! »
La situation est devenue tellement critique que le Club envisage désormais de retourner aux cochonnets traditionnels. Mais Eustache n’est pas prêt à lâcher l’affaire : « Nous ne pouvons pas revenir à des pratiques non écologiques. Nous devons persister et innover. Peut-être pourrions-nous essayer les glands ou les pommes de pin ? »
La prochaine Assemblée Générale promet d’être mouvementée. Les réunions de pétanque du dimanche à Saint-Gérold ne seront plus jamais les mêmes. « Nous vivons dans un monde en constante évolution », a déclaré Hubert, « Mais je n’aurais jamais imaginé que cela toucherait un jour notre bon vieux Club de Pétanque. Je me demande ce qui nous attend ensuite. Des boules de pétanque en bois ? »









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