Des horlogers bisontins affirment avoir remis la main sur 31 jours parfaitement conservés derrière un placard à balais.
Anniversaires oubliés, jours de congé jamais pris et tartes aux fraises périmées: le pays s’apprête à régler ses comptes avec le temps.
La trouvaille a eu lieu hier matin dans les combles de la grande horloge municipale de Besançon. En dépoussiérant un vieux mécanisme, Marcel D., gardien des aiguilles depuis 42 ans, a découvert une étagère coulissante contenant un paquet étiqueté « Mavril — à ne pas jeter ». « Je vous le jure, dedans y avait des jours tout neufs, encore sous cellophane », assure-t-il, la main posée sur un coucou récalcitrant.
Selon le professeur Édgar Tic-Tac, chronologue autoproclamé, Mavril aurait été écarté au XIXe siècle pour que les calendriers tiennent mieux sur la porte du frigo. « On a plié le temps en huit, et un mois est tombé derrière », explique-t-il en dessinant un ressort sur une serviette. Résultat: notre histoire compterait 31 jours fantômes, pendant lesquels rien n’a officiellement vieilli, à part les chaussettes orphelines.
Les conséquences sont vertigineuses: des boulangers réclament la réhabilitation de toutes les tartes vendues pas assez mûres, des météorologues confirment que les giboulées n’avaient pas “disparu” mais s’étaient cachées dans Mavril, et des jumeaux nés “le même jour” se découvrent en fait un mois d’écart de gâteau. Plusieurs salles de sport annoncent un “mois gratuit” rétroactif, à condition de rattraper les 31 séances d’un coup.
Les horlogers proposent de réinsérer Mavril dès lundi prochain, entre un 30 avril rebooté et un 1er mai en différé, en conseillant de reculer le grille-pain d’une heure « pour voir si ça pince ». Une grande farandole de calendriers aimantés est prévue sur la place du marché, avec distribution de cases vides à remplir soi-même. En attendant, les experts recommandent la prudence: ne jetez pas vos bougies d’anniversaire, elles pourraient vous resservir d’ici Mavril.









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