La mairie promet une solution « avant la Toussaint », sans préciser de quelle année.
En attendant, les cercueils attendent leur tour ; les vivants, eux, font la queue pour se plaindre.
Au cimetière de Saint-Macabre, la dernière concession a été attribuée mardi matin, après une procédure d’appel d’offres que les familles endeuillées ont qualifiée de « particulièrement vivante ». Depuis, les nouveaux défunts sont placés dans une salle d’attente municipale, entre le distributeur en panne et les formulaires de réclamation.
« Au moins, ici, personne ne nous demande si on a pris rendez-vous », a soupiré un proche, devant une rangée de chaises pliantes. La mairie rappelle que les dépouilles seront traitées « dans l’ordre d’arrivée », une règle jugée rassurante par tout le monde, sauf par ceux qui arrivent les premiers.
Un projet d’extension est à l’étude, mais il nécessite une enquête publique, trois signatures et l’accord du terrain voisin. Celui-ci appartient à une famille qui, selon le cadastre, n’a pas donné signe de vie depuis 1897.
En attendant, les habitants sont priés de garder leur calme et de réserver leur emplacement à l’avance. « On ne choisit pas toujours le moment de partir », a reconnu le responsable du cimetière. « Mais visiblement, on peut choisir de ne pas avoir de place. »









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