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L’escalier de la gare se reconvertit en toboggan: nos phrases atterrissent d’abord

A 8 h 12, les marches ont déclaré forfait et préféré la glisse à la grimace.
L’information nous dépasse; elle prend de l’élan, fait “fouiiich”, puis recommence par pure politesse.

Selon nos informations (qui n’ont pas de genoux, mais plient quand même), l’escalier principal a d’abord soupiré, ensuite souri, puis s’est mis à descendre tout seul, comme un paragraphe impatient. Les passants ont été priés de “s’asseoir dans la syntaxe et de garder les mains à l’intérieur des guillemets”. Nous rappelons solennellement que ceci est un article sérieux, qui met un casque avant chaque hyperbole et vérifie deux fois sa gravité avant de se lancer.

“Je n’avais jamais vu un escalier si motivé”, confie Prunelle Aubépine, témoin diplômée en choses qui n’existent pas. “Il a pris sa décision en une seule glissade, et j’ai vérifié: c’était écrit noir sur rampe.” Interrogé par nous-mêmes (qui commençons à soupçonner notre café), le revêtement informe avoir “atteint sa vraie vocation: accélérer les fins de phrase”. Aucune blessure n’est à déplorer, sauf notre titre qui, par enthousiasme, a essayé d’arriver avant l’article.

La gare, de son côté, a posé un tapis pour que l’histoire atterrisse proprement, mais celle-ci a préféré rebondir sur ce dernier paragraphe. Si vous cherchez la source, elle est en haut du toboggan, avec une étiquette “Source: la gravité”. Nous promettons de remonter l’information à la force des mollets, sauf si elle nous redévale encore; dans ce cas, merci de lire ces lignes en position assise et de crier “whiiiii” à la virgule suivante.

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