Couronnes en tête de gondole, cercueils en édition limitée, ambiance mortelle garantie.
Entre deux smoothies détox, on repart avec une urne, un selfie et un code “JUSQUAULABOUT”.
Ouvert hier entre un magasin de baskets et une boutique de bougies parfumées, le pop-up “Dernier Cri” a déclenché une file d’attente plus longue que les dimanches d’averse. Au programme: “Pack Sérénité Express” (pose rapide, regrets inclus), “Cercueil Minimalist” (zéro fioriture, zéro retour), et une table de dédicaces pour graver au laser vos meilleures dernières volontés. Les passants hésitent, ricanent, puis comparent les finitions comme on choisit un canapé: “noyer satiné ou chêne pressé, madame?”
“On veut décomplexer la fin, et le panier moyen”, confie Romain Fosse, directeur marketing à la mine réjouie. “Notre offre d’ouverture ‘1 acheté, le deuxième… pour la route’ a été mal comprise par une minorité bruyante. Mais regardez: on a déjà rupture sur les urnes ‘Studio’ — elles passent super bien à la caméra.” Selon lui, le slogan “Payez en quatre fois, partez une seule” serait “pédagogique, pas cynique”.
Devant la boutique, les réactions oscillent entre horreur gênée et fièvre acheteuse. Une influenceuse filme un unboxing d’urne compostable pendant qu’un vigile pose un ruban “La vie continue” sur l’entrée, au cas où quelqu’un en douterait. À la caisse, un rappel rassurant: “Ni repris, ni échangé, ni ressuscité.” La direction promet déjà un service drive le week-end prochain: “Vous ne sortirez pas d’ici les mains vides.”









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