Dans l’Orne, un camembert artisanal se serait déplacé tout seul pour déclarer sa flamme à une prise 220 volts.
On promet des étincelles: noce au rayon frais et lune de miel sous film alimentaire.
Hier matin, à la fromagerie de Saint-Fromage, la sécurité a capté l’impensable: la petite boîte ronde a glissé de 37 centimètres, a pivoté face au mur et s’est immobilisée, cœur de lait battant, pile sous deux trous aux yeux de braise. “On a entendu un bourdonnement à 50 Hz, puis une odeur de cave… romantique,” souffle Lucette G., fromagère depuis 32 ans, encore coiffée de son filet tremblant.
Les habitants parlent déjà de “coup de foudre” literalissime. “Je l’ai approché pour l’emballer, il m’a chuchoté: ‘Je fonds pour elle, ne me mets pas au froid, j’ai des projets à haute tension’,” jure Armand, client fidèlement sceptique d’ordinaire, devenu témoin privilégié et poète improvisé. Selon un “lactothérapeute énergétique” de passage, la croûte aurait “ouvert son chakra de la crème” au contact du courant alternatif des sentiments.
Mais l’idylle pourrait prendre une tournure corsée: la prise convoitée serait déjà en relation stable avec un chargeur de téléphone. Duel annoncé au rayon électro-ménager? Le boulanger du coin propose un gâteau en forme d’ampoule, “garanti sans court-circuit affectif”. Si la fête tombe à l’eau (minérale), on promet un plan B à la bougie: “Gégé et 220V n’ont pas fini de faire parler le village,” résume une voisine, “et pas seulement parce que ça sent fort.”









Soyez le premier a laisser un commentaire